12ans, les galères, début d'adolescence, on est mal dans sa peau, on veut toujours être mieux,
C'est l'âge ou on admire la fille qui est plus belle, plus à l'aise dans ses baskets, même si on n'sait pas souvent qu'elle a aussi ses problèmes.
Souvent, on voudrais si fort échanger sa vie avec quelqu'un d'autre, mais c'est égoïste, on oublie les mauvais côtés de sa vie, pour l'envier jusqu'a la folie, parfois.
Comme dans ce livre d'Anne-Sophie Brasme que j'ai acheté à Montolieu, "Respire".
C'est nul la jalousie, parce qu'alors on croit que l'autre a tout pour lui, qu'il a la vie facile, qu'a a naissance, on n'était pas à égalité.
Mais l'égalité, c'est quoi, au juste, quand la vie est une grande loterie?
Et puis surtout, si on a des problemes, souvent, ils tournent autour du nombril, il ne faut s'en prendre qu'à soi, ils sont existenciels.
Même s'il y a aussi les gros, qui concernent souvent les parents et l'avenir qu'ils nous construisent.
Papa et Maman ne sont pas toujours d'accord, ou bien parfois il manque un parent.
Chez moi la jalousie n'est pas vraiment présente, parce quand j'envie quelqu'un je me demande ensuite si j'aimerais avoir sa vie, avec tous ses problèmes, et la conclusion est souvent négative.
En tout cas c'est aussi l'âge des incertitudes et de la meilleure amie. On glousse autour des garçons de la classe, on est timide, on ose pas voler de nos propres ailes.
16ans, les bandes de potes, les copines qui changent, le lycée, les nouveaux visages, la prise de confiance en soi. Le début des véritables aventures amoureuses et des (vraies) histoires de sexe, racontées par les copines. Les sorties, les soirées, les rencards et les potes masculins.
Les discussions avec les garçons de la classe qu'on connaît encore peu, sur un peu tout, mais aussi sur la sexualité.
La liberté.
Le rapport avec les profs mais aussi avec les classes supérieures.
L'acceptation de soi.
Les vrais problèmes, les agressions, les histoires de coeur.
Souvent les adultes pensent, à tort, que les adolescents souffrent moins de leurs histoires de coeur qu'eux, ce qui est archi-faux.
On souffre autant, et on est pas plus immatures.
Les modèles humains se transforment et deviennent des idées, arrétées ou pas, sur la vie, sur la politique.
Ainsi va la vie.




